Chargeuse sur roues : liste de vérification quotidienne
Une chargeuse sur roues passe sa journée à bouger : en avant dans le tas, en arrière, un virage, et on recommence. Sa vérification quotidienne s’appuie donc sur les pièces qui encaissent ce cycle — les pneus, l’articulation autour de laquelle toute la machine plie, l’attache qui tient le godet ou les fourches, et les freins et la direction qui l’arrêtent et l’orientent. Le tour commence aux pneus, fait le tour du châssis jusqu’à l’équipement avant, vérifie les fonctions moteur en marche, puis regarde le terrain et les gens autour de vous.
Le manuel de l’opérateur fait foi pour tout ce qui est propre au modèle : pression des pneus, carte de graissage, verrouillage de l’attache, options dont votre chargeuse est équipée. Le tableau qui suit la liste présente ce que chaque province et l’OSHA américaine exigent, règle par règle.
Moteur éteint — le tour de la machine
- Pneus et chaînes — coupures, morceaux arrachés et flancs endommagés, pression selon le manuel de l’opérateur; l’hiver, chaînes tendues, sans maillon brisé.
- Écrous de roue — tous présents et serrés. Des coulures de rouille ou du métal brillant autour d’un écrou veulent souvent dire qu’il bouge.
- Articulation — axes et bagues graissés, aucun jeu quand les châssis bougent, aucune fissure autour des plaques de charnière.
- Verrou d’articulation — rangé pour le travail; posé chaque fois que quelqu’un fait l’entretien ou se tient entre les châssis.
- Châssis — soudures fissurées sur la tour de chargement, le châssis arrière et les fixations du contrepoids.
- Attache et axes d’accessoire — godet, fourches ou pousse-neige bien assis, axes ou coins de verrouillage engagés à fond, témoin à « verrouillé ».
- Bras de levage et axes de tringlerie — chaque axe de la carte de graissage graissé, aucun jeu au levier coudé ni à la biellette d’inclinaison, aucun bossage fissuré.
- Vérins et boyaux — tiges sans rayures, boyaux sans frottement là où ils croisent le châssis. Cherchez les fuites des yeux, jamais de la main.
- Essieux et moyeux — joints de moyeu mouillés, huile à l’intérieur d’une jante, gouttes sous les carters d’essieu.
- Fluides et gouttes fraîches — huile moteur, huile hydraulique, huile de transmission, liquide de refroidissement, carburant et FED s’il y a lieu; puis regardez sous la machine.
- Marchepieds, vitres, rétroviseurs et caméras — marchepieds et mains courantes dégagés et solides, vitres non fissurées, rétroviseurs et caméras propres et orientés vers les coins arrière.
Moteur en marche — les vérifications de fonctionnement
- Freins de service et de stationnement — la chargeuse s’arrête droit au freinage, et le frein de stationnement la tient où vous la laissez, en pente si vous en avez une.
- Direction d’une butée à l’autre — à fond à gauche et à fond à droite sans coincer, grogner ni tarder; les châssis répondent au volant.
- Levage et inclinaison — course complète dans les deux sens, mouvement fluide et aucune dérive godet levé, commandes relâchées.
- Amortisseur de charge et arrêts automatiques — s’il y en a : l’amortisseur s’active et se coupe, et le retour en position de creusage et l’arrêt de levage s’arrêtent où ils sont réglés.
- Phares, gyrophare, alarme et klaxon — tous fonctionnent. Une chargeuse passe une bonne partie de sa journée à reculer.
- Indicateurs et ceinture de sécurité — aucun témoin resté allumé, relevé du compteur d’heures noté, ceinture présente et qui s’attache.
Autour de la machine
- Zone aveugle arrière — faites le tour de l’arrière avant de monter : le contrepoids cache une personne qui se tient tout près.
- Piétons — où ils passent, où ils se placent pour vous parler et qu’ils attirent votre attention avant de s’approcher.
- Faces des tas — faces plus hautes que la portée du godet et surplombs qui peuvent s’effondrer sur la machine; ne minez jamais une face.
- Dégagement en hauteur — lignes électriques, portes, convoyeurs et poutres de toit, mesurés par rapport au godet en pleine hauteur.
Ce que les règles exigent, province par province
Faites ce tour d’inspection avant chaque quart. Là où une règle ci-dessous ne nomme pas d’inspection quotidienne, elle exige souvent que la machine soit inspectée ou utilisée selon les instructions du fabricant — vérifiez donc ce que prévoit le manuel de l’opérateur avant chaque quart.
Chaque ligne dit ce qu’un règlement exige de cette machine, en mots simples, avec un lien vers le texte. Quand une règle dépend du type de chantier ou de machine, la ligne le précise : vérifiez-la selon votre situation. C’est un résumé, pas un avis juridique — le règlement et le manuel de l’opérateur font foi.
Alberta
Avant d’utiliser un équipement mobile motorisé, l’opérateur doit faire une inspection visuelle de l’équipement et de la zone environnante. OHS Code, art. 257(1)
Colombie-Britannique
Avant la première utilisation d’un équipement mobile dans un quart, l’opérateur doit l’inspecter et signaler toute défectuosité dangereuse ou potentiellement dangereuse au superviseur ou à l’employeur, puis continuer de le surveiller pendant son fonctionnement. L’employeur conserve un registre des défectuosités signalées pendant au moins 2 ans. OHSR, art. 16.3(1) à (3)
Ontario
Chantiers de construction : Aucun véhicule ni aucune machine ne peut être utilisé s’il est défectueux ou dangereux, et il doit être utilisé selon le manuel d’utilisation du fabricant. L’équipement motorisé de plus de 10 chevaux-vapeur doit être inspecté par un travailleur compétent avant sa première utilisation sur le chantier, puis au moins une fois par année ou plus souvent si le fabricant le recommande. Aucun de ces articles n’impose d’inspection quotidienne. Règl. de l’Ont. 213/91, art. 93 et 94
Tout lieu de travail : L’employeur doit maintenir en bon état l’équipement qu’il fournit, et le travailleur doit signaler à l’employeur ou au superviseur une défectuosité connue qui peut mettre un travailleur en danger. LSST, art. 25(1)(b) et 28(1)(c)
Québec
Chantiers de construction : Tout véhicule automoteur ou équipement mû par une source d’énergie autre que manuelle doit être vérifié par une personne expérimentée avant son emploi initial sur le chantier et quotidiennement par la suite, lorsqu’il est en usage. CSTC, art. 3.10.1 b)
Ailleurs, comme dans une cour ou une usine : Tout véhicule automoteur doit être inspecté et entretenu conformément aux instructions du fabricant ou à des normes offrant une sécurité équivalente. L’article 272 ne fixe lui-même aucune fréquence d’inspection. RSST, art. 272
Nouvelle-Écosse
L’employeur doit veiller à ce que l’équipement mobile motorisé et les chariots élévateurs soient utilisés, inspectés, entretenus et réparés selon les spécifications du fabricant ou celles certifiées par un ingénieur. N.S. Reg. 44/99, art. 55
États-Unis (OSHA fédérale)
Industrie en général : La norme de l’OSHA sur les chariots élévateurs ne s’applique pas aux véhicules destinés principalement au terrassement, et l’OSHA a indiqué que les chargeuses frontales et les chargeuses-pelleteuses en restent exclues même munies de fourches. 29 CFR 1910.178(a)(1); interprétation de l’OSHA, 1999-10-21
Chantiers de construction : Les règles de l’OSHA sur l’équipement de terrassement ne fixent aucune fréquence d’inspection qui leur soit propre. 29 CFR 1926.602(a)
Chantiers de construction : Le programme de sécurité de l’employeur doit prévoir des inspections fréquentes et régulières de l’équipement par des personnes compétentes qu’il désigne. L’équipement non conforme aux règles de construction de l’OSHA ne peut être utilisé et doit être étiqueté, avoir ses commandes verrouillées ou être retiré. 29 CFR 1926.20(b)(2) et (3)
Pas encore dans le tableau : Saskatchewan, Manitoba, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador. Nous ajoutons une province une fois son texte officiel vérifié.
Ferraille, neige et chantier : ce que chaque type de travail use en premier
Ferraille. Dans une cour de ferraille, ce sont les pneus qui partent en premier. L’acier tranchant au sol coupe la bande de roulement et les flancs, et une coupure au flanc, c’est celle qui achève un pneu. Faites le tour complet des quatre, chaque jour. Les protecteurs comptent aussi : vérifiez les grillages des vitres de cabine et les protections des phares et des boyaux à l’avant, là où les morceaux rebondissent sur le godet. Retirez le fil et la ferraille de la zone d’articulation avant qu’ils s’enroulent autour d’un boyau ou d’un arbre de transmission.
Neige. Au déneigement, la chargeuse porte souvent un pousse-neige plutôt qu’un godet : les axes d’attache et les fixations du pousse-neige reçoivent l’attention qu’on donnerait au couteau du godet. Les chaînes s’ajoutent au point des pneus : tendeurs en place, aucun maillon transversal brisé. Les quarts sont longs et se font dans le noir : chauffage, dégivreur, essuie-glaces, phares et gyrophare montent dans la liste. La liste de vérification avant la saison de déneigement couvre le pousse-neige lui-même et les vérifications par temps froid avant la première bordée.
Chantier. Sur un chantier de construction, le couteau du godet, les dents et les couteaux boulonnés s’usent le plus vite, tout comme les pneus sur le roc concassé. Cherchez un couteau usé jusqu’au versoir, des boulons manquants et des pneus entaillés par la pierre ou écornés à l’épaulement. La boue cache les fuites et les fissures : un rinçage rapide de l’articulation et de l’avant avant le tour vaut le temps qu’il prend.
Quand quelque chose échoue
Retirez la chargeuse du service. Étiquetez-la là où le prochain opérateur la verra, prenez la clé et signalez ce que vous avez trouvé à votre superviseur. Seul un mécanicien qualifié la répare. La défectuosité qu’on note et avec laquelle on continue de rouler, c’est celle qui finit par blesser quelqu’un.
Comment wearpoint exécute cette liste
Vous créez la liste une seule fois dans wearpoint, comme modèle d’inspection pour la catégorie : un modèle pour les chargeuses, dans vos mots et dans l’ordre où votre équipe fait le tour, et chaque chargeuse l’utilise. Chaque élément reçoit un verdict — OK, problème ou S.O. — et une défectuosité est signalée avec une note rapide. Les défectuosités ouvertes sont reportées à l’inspection suivante jusqu’à ce que la réparation soit consignée.
L’opérateur signale une défectuosité comme problème d’un seul geste, et l’atelier l’évalue et en fait un bon de travail. Les propriétaires et les responsables reçoivent une alerte quand une machine tombe hors service, et une machine hors service ne peut pas être démarrée depuis l’application tant qu’elle n’est pas réparée. L’opérateur pointe sur la machine et entre la lecture du compteur d’heures au dépointage : l’entretien vient à échéance selon les heures que la chargeuse a réellement faites. Quand un opérateur prend la relève en cours de quart, il fait sa propre inspection, et la journée compte deux dossiers.
