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Tracteur de trottoir : liste de vérification quotidienne

Le tracteur de trottoir est une petite machine articulée qui fait le travail d’une grosse dans l’endroit le plus étroit du trajet : entre une bordure et une porte d’entrée, souvent la nuit, souvent avec des gens qui passent à côté. La vérification quotidienne porte sur l’accessoire avant installé ce soir, l’épandeur à l’arrière, l’articulation qui garde la machine bien droite, et la cabine, les feux et les alarmes qui permettent à l’opérateur de voir et d’être vu.

Le manuel de l’opérateur fait foi pour les éléments propres au modèle, les boulons de cisaillement et les réglages. La liste de vérification avant la saison de déneigement couvre le travail à faire une fois par année, avant la première bordée; celle-ci se fait au début de chaque quart. Le tableau qui suit la liste présente ce que chaque province et l’OSHA américaine exigent, règle par règle.

Moteur éteint — le tour de la machine

  • Cordon du chauffe-moteur — débranché et rangé avant toute chose; partir branché arrache le cordon, et la prise avec lui.
  • Articulation et vérins de direction — axes et bagues graissés, aucun jeu au joint, tiges de vérin propres, aucune soudure fissurée ni fixation lâche.
  • Pneus, chaînes ou chenilles — coupures et bande de roulement, chaînes tendues sans traverse brisée; sur chenilles, tension et aucune glace tassée dessous.
  • Boyaux — aucun frottement là où ils plient à l’articulation et courent vers l’attache avant; cherchez les fuites des yeux, jamais de la main.
  • Fluides — huile moteur, huile hydraulique, liquide de refroidissement et carburant à niveau; la neige fraîche sous la machine montre la moindre goutte.
  • Vitres, rétroviseurs et porte — vitres sans givre ni fissure, rétroviseurs présents et réglés, porte qui se verrouille et reste étanche.
  • Ceinture de sécurité — présente, qui s’attache, se rétracte et n’est ni effilochée ni figée par le froid.

Accessoire avant et épandeur

Vérifiez l’accessoire installé ce soir et inscrivez S.O. pour les autres. Ne dégagez une souffleuse ou un épandeur que moteur éteint et avec l’outil prévu, jamais à la main.

  • Couteaux et déclenchement de la lame en V — couteaux dans leur limite d’usure, boulons serrés et chaque aile bascule et revient au lieu de rester figée.
  • Vis, turbine et cheminée de souffleuse — vis et turbine libres de glace et de débris, bons boulons de cisaillement en place, cheminée et déflecteur qui tournent.
  • Poils du balai — usure égale, noyau invisible, rien d’enroulé dans le balai.
  • Attache et axes de l’accessoire — axes en place et retenus, verrous engagés, aucune fissure à l’attache ni au châssis avant.
  • Épandeur porté — trémie sans croûte de sel, convoyeur ou vis et disque d’épandage qui tournent librement, trappe qui s’ouvre et se ferme à fond.

Moteur en marche — les vérifications de fonctionnement

  • Chauffage, dégivreur et essuie-glaces — chauffage à plein, pare-brise dégagé avant de partir, essuie-glaces et lave-glace fonctionnels.
  • Feux, gyrophare, alarme de recul, klaxon — phares, phares de travail, gyrophare, alarme et klaxon fonctionnels; la plupart des trajets se font dans le noir.
  • Freins de service et de stationnement — la machine s’arrête en ligne droite et tient dans une pente, frein de stationnement serré.
  • Direction — pleine course des deux côtés sans retard ni jeu : du jeu dans la direction, c’est du jeu sur le trottoir.
  • Fonctions de l’accessoire — la lame monte et s’oriente, la souffleuse prend son régime, cheminée et balai tournent; l’épandeur tourne, la trappe répond.
  • Indicateurs et témoins — rien d’allumé qui ne devrait pas l’être; relevé du compteur d’heures noté.

Autour de la machine

  • Le trajet — bordures, poteaux, bornes-fontaines, entrées de porte, panneaux bas et tout ce qui est apparu depuis hier soir sous la neige.
  • Piétons — où vous les croiserez : arrêts d’autobus, entrées d’école, portes d’immeubles au changement de quart.
  • Pentes glacées — rampes et pentes où la machine pourrait glisser; prévoyez d’épandre avant de monter, et descendez lentement.

Ce que les règles exigent, province par province

Faites ce tour d’inspection avant chaque quart. Là où une règle ci-dessous ne nomme pas d’inspection quotidienne, elle exige souvent que la machine soit inspectée ou utilisée selon les instructions du fabricant — vérifiez donc ce que prévoit le manuel de l’opérateur avant chaque quart.

Chaque ligne dit ce qu’un règlement exige de cette machine, en mots simples, avec un lien vers le texte. Quand une règle dépend du type de chantier ou de machine, la ligne le précise : vérifiez-la selon votre situation. C’est un résumé, pas un avis juridique — le règlement et le manuel de l’opérateur font foi.

Alberta

Avant d’utiliser un équipement mobile motorisé, l’opérateur doit faire une inspection visuelle de l’équipement et de la zone environnante. OHS Code, art. 257(1)

Colombie-Britannique

Avant la première utilisation d’un équipement mobile dans un quart, l’opérateur doit l’inspecter et signaler toute défectuosité dangereuse ou potentiellement dangereuse au superviseur ou à l’employeur, puis continuer de le surveiller pendant son fonctionnement. L’employeur conserve un registre des défectuosités signalées pendant au moins 2 ans. OHSR, art. 16.3(1) à (3)

Ontario

Chantiers de construction : Aucun véhicule ni aucune machine ne peut être utilisé s’il est défectueux ou dangereux, et il doit être utilisé selon le manuel d’utilisation du fabricant. L’équipement motorisé de plus de 10 chevaux-vapeur doit être inspecté par un travailleur compétent avant sa première utilisation sur le chantier, puis au moins une fois par année ou plus souvent si le fabricant le recommande. Aucun de ces articles n’impose d’inspection quotidienne. Règl. de l’Ont. 213/91, art. 93 et 94

Tout lieu de travail : L’employeur doit maintenir en bon état l’équipement qu’il fournit, et le travailleur doit signaler à l’employeur ou au superviseur une défectuosité connue qui peut mettre un travailleur en danger. LSST, art. 25(1)(b) et 28(1)(c)

Québec

Chantiers de construction : Tout véhicule automoteur ou équipement mû par une source d’énergie autre que manuelle doit être vérifié par une personne expérimentée avant son emploi initial sur le chantier et quotidiennement par la suite, lorsqu’il est en usage. CSTC, art. 3.10.1 b)

Ailleurs, comme dans une cour ou une usine : Tout véhicule automoteur doit être inspecté et entretenu conformément aux instructions du fabricant ou à des normes offrant une sécurité équivalente. L’article 272 ne fixe lui-même aucune fréquence d’inspection. RSST, art. 272

Nouvelle-Écosse

L’employeur doit veiller à ce que l’équipement mobile motorisé et les chariots élévateurs soient utilisés, inspectés, entretenus et réparés selon les spécifications du fabricant ou celles certifiées par un ingénieur. N.S. Reg. 44/99, art. 55

États-Unis (OSHA fédérale)

Chantiers de construction : Le programme de sécurité de l’employeur doit prévoir des inspections fréquentes et régulières de l’équipement par des personnes compétentes qu’il désigne. L’équipement non conforme aux règles de construction de l’OSHA ne peut être utilisé et doit être étiqueté, avoir ses commandes verrouillées ou être retiré. 29 CFR 1926.20(b)(2) et (3)

Pas encore dans le tableau : Saskatchewan, Manitoba, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador. Nous ajoutons une province une fois son texte officiel vérifié.

Travailler à deux pas des piétons

La plupart de la machinerie lourde travaille là où on tient les piétons à l’écart. Le tracteur de trottoir, lui, travaille là où ils sont : le trottoir, la place publique, l’entrée de la clinique. La cabine est basse et proche de l’accessoire, et une lame en V ou une cheminée de souffleuse bloque une partie de la vue devant. Une personne en manteau foncé, tête baissée contre le vent, écouteurs aux oreilles, n’entend pas venir une petite machine.

Les feux, le gyrophare et l’alarme de recul ne sont donc pas un luxe sur cette machine : c’est par eux qu’on sait que vous êtes là. Gardez les vitres et les rétroviseurs dégagés tout le quart, pas seulement au départ. Ralentissez partout où le trajet croise des portes, des arrêts d’autobus et des coins sans visibilité. Quand quelqu’un s’avance devant vous, arrêtez et laissez-le passer; ne le contournez pas lame orientée. C’est en reculant que les angles morts sont les pires : regardez avant de reculer, chaque fois. Avec une souffleuse, sachez où pointe la cheminée : elle projette glace et gravier assez fort pour casser une vitre ou blesser quelqu’un.

Le sel mange les machines

Un tracteur de trottoir vit dans le sel. Il l’épand, il roule dedans et il le projette dans chaque axe, chaque connecteur et chaque soudure. Laissé toute la nuit, le sel mouillé attaque l’acier et le filage avant le quart suivant.

Lavez la machine quand le quart le permet, et l’épandeur chaque fois : videz la trémie, rincez le convoyeur ou la vis et le disque, et faites jouer la trappe pour qu’elle ne grippe pas. Une fois la machine propre, cherchez ce que le sel a fait : la rouille qui perce aux joints de la trémie, au disque et au cadre de l’épandeur; la rouille qui soulève la peinture autour des soudures du châssis et de l’attache; la corrosion verte ou les capuchons fendus aux connecteurs électriques des feux, des commandes de l’épandeur et de l’articulation. Un gyrophare qui clignote mal en février, c’est d’habitude un connecteur, pas une ampoule. Le manuel indique comment protéger les connecteurs et quels points graisser; suivez-le.

Quand quelque chose échoue

Un tracteur de trottoir qui échoue sa vérification est retiré du service. Étiquetez-le là où le prochain opérateur le verra, retirez la clé et avisez votre superviseur. Seul un mécanicien qualifié le répare. La défectuosité notée mais tolérée — une alarme de recul muette, un déclenchement de lame qui colle, une direction qui a du jeu — est celle qui blesse quelqu’un.

Comment wearpoint exécute cette liste

Vous créez la liste du tracteur de trottoir une seule fois dans wearpoint, comme modèle d’inspection de la catégorie, dans vos mots et dans l’ordre de votre tour, et chaque tracteur de trottoir l’utilise. Chaque élément reçoit un verdict — OK, problème ou S.O. — : les éléments de souffleuse passent à S.O. le soir où la machine porte une lame. Une défectuosité est signalée avec une note rapide, et les défectuosités ouvertes sont reportées à l’inspection suivante jusqu’à ce que la réparation soit consignée. L’opérateur signale une défectuosité comme problème d’un seul geste, l’atelier l’évalue et en fait un bon de travail, les responsables reçoivent une alerte quand une machine tombe hors service, et une machine mise hors service ne peut pas être démarrée depuis l’application avant sa réparation.

L’opérateur pointe sur la machine et entre la lecture du compteur d’heures au dépointage : l’entretien vient à échéance selon les heures qu’elle a réellement tourné, semaines de tempête comprises. Si un deuxième opérateur prend la machine en pleine tempête, il fait sa propre inspection, et c’est un deuxième dossier. Voyez comment ça s’applique aux machines d’une opération de déneigement.

La liste des machines de wearpoint : état, site, dernière inspection, problèmes ouverts et heures des sept derniers jours.
L’état, la dernière inspection et les heures de chaque machine, sur un seul écran.